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DERNIÈRE HEURE . . .

COMMUNIQUÉ

L’AQDR appelle à la mise en œuvre rapide et complète de la Politique nationale de soutien à domicile

MONTRÉAL, le 29 janvier 2026. — L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) a accueilli avec grand intérêt la nouvelle Politique nationale de soutien à domicile présentée par la ministre de la Santé, ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, ministre responsable des Services sociaux et ministre responsable de la région des Laurentides, madame Sonia Bélanger.

« Dans le contexte du vieillissement de la population, que la nouvelle politique résume très bien, il devient essentiel de nous doter d’une vision réaliste et concrète afin d’offrir aux aînés du Québec un véritable système axé sur les usagers et mettant à contribution tous les partenaires possibles, » a déclaré madame Claire Lapointe, directrice générale de l’AQDR. « Nous attendons maintenant le dépôt du plan d’action comprenant les échéanciers, les indicateurs et de plus amples détails concernant le financement pour être pleinement convaincus que cette politique répondra aux besoins actuels et futurs. »

En effet, pour l’Association, ce nouveau document vient prouver les énormes besoins du système de santé pour qu’un véritable virage vers le soutien à domicile se concrétise en vue de 2031. Malgré les majorations prévues dans divers programmes de soutien, par exemple pour les proches aidants, les investissements demeurent faibles et ne changent pas la donne dans l’offre de service en soutien à domicile.

En plus des ressources financières à injecter, qui sont très importantes, des stratégies devront être mises en place afin d’assurer que les ressources humaines nécessaires soient formées, tel que souligné dans le document. L’AQDR appelle donc à la vigilance, puisque de tels changements majeurs restent souvent lettre morte s’ils ne sont pas portés par les plus hautes instances gouvernementales.

Finalement, la question de l’accès aux soins est centrale pour les plus vulnérables. L’AQDR encourage le gouvernement et la ministre à considérer tout particulièrement les moins nantis de notre société qui, trop souvent, par manque de ressources, sont laissés à eux-mêmes. « La ministre doit maintenant s’assurer que le virage devienne une priorité gouvernementale et que les moyens nécessaires y soient consacrés. C’est la seule manière de prévoir le choc démographique et financier qui s’en vient en générant des économies et en diminuant la pression future sur notre système de santé », de conclure Mme Lapointe.

À propos de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR). L’AQDR a pour mission la défense collective des droits économiques, politiques, sociaux et culturels des personnes à la retraite et à la préretraite. Elle porte leur voix sur la place publique, représente leurs droits et agit comme moteur de changement pour l’amélioration de leur qualité de vie. L’AQDR représente plus de 30 000 membres regroupés en 38 sections

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Ci-joins les liens vers la politique comme telle, un tableau synoptique qui résume les grandes mesures de la politique et une cartographie de l’écosystème du soutien à domicile au Québec fournis par le ministère.

Politique nationale de soutien à domicile (PDF)

Tableau synoptique (PDF)

Écosystème du soutien à domicile (PDF)

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Politique nationale de soutien à domicile :

Un pas dans la bonne direction, mais les aînés attendent des actions concrètes sur le terrain

QUÉBEC, le jeudi 29 janvier 2026 – La Coalition pour la dignité des aînés (CDA) prend acte de la Politique nationale de soutien à domicile et constate que leurs revendications n’ont pas été véritablement entendues. Les moyens proposés demeurent vagues et sans engagement financier concret.

Des avancées attendues pour les proches aidants
Le regroupement d’associations nationales, représentant plus de 150 000 personnes aînées à travers le Québec, salue la reconnaissance des proches aidants comme pilier du soutien à domicile.
La CDA rappelle toutefois que les besoins seront grandissant pour les services de répit, de gardiennage et de dépannage pour pouvoir continuer à jouer leur rôle vital. Des mesures de conciliation travail-famille doivent aussi accompagner cette reconnaissance financière.

Des préoccupations majeures persistent
Cependant, la CDA s’interroge sur la capacité du réseau à concrétiser ces engagements. L’enveloppe supplémentaire de 107,2 millions de dollars, bien qu’appréciable, semble modeste face à l’ampleur des défis. Nous notons l’absence d’une stratégie robuste d’attraction et de rétention du personnel, notamment en région, alors que la demande en soutien à domicile ne cesse de croître. La
planification régionale et l’allocation équitable des ressources demeurent également des enjeux critiques qui ne sont pas suffisamment adressés. Dans les faits, certains aînés voient plusieurs intervenants différents dans une même journée, ce qui fragilise leur dignité et complique leur quotidien.

« La Commissaire à la santé et au bien-être et les Hautes études commerciales nous disent qu’on aura besoin de près de 14 000 infirmières, 45 000 aides à domicile et 42 500 places en établissements de plus d’ici 2040, soit le double de la capacité actuelle, et tout cela pour maintenir un taux de réponse aux besoins en soins à domicile de seulement 10 %. La politique reconnaît enfin les proches aidants, c’est une avancée importante. Mais sans main-d’œuvre suffisante pour l’appuyer, elle risque de demeurer un beau document sans effet réel sur le terrain », s’inquiète monsieur Paul-René Roy, co-porte-parole de la Coalition pour la dignité des aînés.

Une mise en œuvre à surveiller
La désignation du CLSC comme porte d’entrée principale aux services de soutien à domicile s’inscrit dans le prolongement de nos recommandations. Toutefois, la réussite de cette orientation dépendra de la mise en place de mécanismes clairs de gouvernance, de communication et de collaboration entre tous les partenaires. Sans ces fondations, le virage vers un soutien à domicile plus structuré et accessible risque de se traduire par un déploiement chaotique.

« Nous accueillons favorablement le retour des CLSC comme guichet d’accès principal – c’est exactement ce que nous demandions. Maintenant, il faudra que cela se traduise concrètement par une simplification réelle des démarches pour nos aînés. Les intentions sont là ; nous serons vigilants pour nous assurer que les résultats suivent », conclut M. Roy.

Un forum pour partager les solutions innovantes
La CDA invite d’ailleurs les acteurs du milieu à participer à Innov’Aînés, le mardi 21 avril prochain au Château Laurier à Québec. Cet événement d’une journée, mettra en vitrine les innovations sociales, médicales et technologiques bénéficiant aux personnes aînées et à leurs proches.

L’objectif est de partager les succès, échanger les meilleures pratiques et outiller tous les milieux qui souhaitent implanter des projets novateurs pour permettre aux aînés de vivre et vieillir dignement à la maison.

Pour plus d’information : innovaines.quebec

À propos de la Coalition pour la dignité des aînés
Fondée en juin 2020, la Coalition pour la dignité des aînés est un regroupement de six associations nationales représentant plus de 150 000 personnes aînées et constituant un interlocuteur privilégié pour les dossiers qui touchent et qui rejoignent les préoccupations des aînés du Québec. Les États généraux sur les conditions de vie des aînés organisés par la Coalition le 3 mai 2022 furent une première historique au Québec, où plus de 90 personnes issues de 45 organisations se sont réunies afin de prioriser des solutions pour garantir à toutes les personnes aînées la dignité à laquelle elles ont droit.

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POLITIQUE SUR LE SOUTIEN À DOMICILE (SAD)

Première réaction du comité santé

La politique cerne bien les besoins des aînés que l’AQDR avaient signalés. De bonnes approches ont été identifiées pour rencontrer les objectifs, parmi lesquelles le recours aux ITMAV, l’étendue de l’approche de gériatrie sociale et surtout le rôle de porte d’entrée des CLSC pour l’accès aux services et à l’information.

Bien qu’il soit justifié d’applaudir cette politique, il faudra attendre le dépôt du plan d’action comprenant les échéanciers, les indicateurs et de plus amples détails concernant le financement pour être pleinement convaincus que cette politique répondra aux besoins actuels et futurs.

Rémunération des proches aidants
La grande nouveauté dans cette politique est la modernisation du chèque emploi service devenu allocation “autonomie à domicile” qui permet dorénavant aux personnes aidantes d’être rémunérées et reconnues par le bénéficiaire de l’allocation, une injection de
22,2M$. Symboliquement, il s’agit d’une avancée intéressante qui répond aux demandes répétées de reconnaissance et de soutien financier des proches aidants. On ne peut que saluer le désir de soutenir réellement les personnes aînées et leurs proches aidantes.

Les CLSC comme porte d’entrée
Un coup de chapeau est donné pour reconnaître aux CLSC un rôle essentiel dans leur communauté. Cette politique réaffirme que les CSLC seront “une réelle porte d’entrée pour les usagers, les usagères et leurs personnes proches aidantes”. Le ministère est confiant que les orientations claires données aux CLSC leur permettra de jouer un rôle central des actions en matière de soutien à domicile, s’appuyant sur 6 projets pilotes fructueux réalisés un partout au Québec. Ceci dit, une politique est une politique. Il reste à voir comment elle atterrira concrètement dans la vie des gens et si les ressources humaines requises seront disponibles et quand tout cela s’arrimera. Ceci dit, ce n’est pas la première fois que les CLSC sont appelés à devenir la porte d’entrée des services à domicile au Québec.
Souhaitons que les ressources soient au rendez-vous cette-fois-ci.

Des augmentations budgétaires dans différents programmes
Il faut souligner l’augmentation des sommes dévolues au salaire des Aide à domicile (+15,7M$), un rehaussement du Programme d’exonération financière en aide domestiques (+39,3M$) et un plus grand soutien financier aux entreprises d’économies sociales (EÉSAD-600K$). Toutefois, ces majorations demeurent faibles et ne changent pas la donne dans l’offre de service en SAD.

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